Au mois de mai, nous avions publié un article sur les pages Facebook les plus populaires. Ce classement réalisé par All Facebook regroupait les 15 pages ayant le plus de membres. Parmi ces 15 pages, on retrouvait deux grandes marques : Starbucks et Coca-Cola. Vous pouvez retrouver le classement ici.
Voici aujourd’hui un classement des 10 marques ayant le plus de fans sur Facebook. Si la différence de croissance quotidienne des pages Starbucks et Coca-Cola se confirme dans les mois à venir, on peut estimer que la page Coca-Cola dépassera Starbucks d’ici environ 4 mois…
Facebook, Twitter et plus récemment Foursquare, les marques sont de plus en plus nombreuses à se lancer sur les réseaux sociaux pour aller à la rencontre de leurs cibles, et discuter avec leurs consommateurs. Mais ce que nous pouvons constater, c’est qu’il n’est pas toujours facile d’analyser l’efficacité des campagnes publicitaires des marques sur ces réseaux, en tout cas sur les items habituellement évalués comme la notoriété, l’intention d’achat…
Le cabinet d’étude Nielsen s’est alors récemment penché sur le sujet. Cette étude a été réalisé auprès 800 000 utilisateurs Facebook sur 125 campagnes publicitaires.
Un constat, qu’on pouvait déjà deviner mais qui est chiffré dans cette étude : plus le rapport à la marque est direct, plus l’augmentation de la notoriété, de la mémorisation ou de l’intention d’achat est forte. Par exemple, si l’on se réfère à l’item intention d’achat, celui-ci sera de +2% si la marque apparait dans une annonce, de plus de 8% si un amis devient fan, et de plus de 8% si la marque est directement citée sur le mur d’un ami.
Cette étude confirme alors l’idée que plus une marque va à la rencontre de ses publics, plus elle multiplie les occasions de rentrer en interaction avec ses consommateurs et plus ses consommateurs lui porteront de l’attention.
Source : BrandLife (étude en téléchargement sur le blog)
Internet, les réseaux sociaux et notamment les forums ont créé ces dernières années de nouvelles formes de recommandation. Adieux les conseils de grand mère. Aujourd’hui c’est à Google qu’on se confie quand on cherche des conseils. Et dans les résultats Google, on tombe très rapidement sur des forums. Commentçamarche.net pour les sujets liés à l’informatique et aux nouvelles technologies, Doctissimo lorsqu’on recherche des conseils sur la santé ou le bien être, ces forums rassemblent aujourd’hui des sommes d’informations considérables. À ce titre, dans le dernier billet consacré aux 4 défis des marques et à la conversation, Denis Gancel ne manquait pas de rappeler que Doctissimo compte 2,2 millions de membres, et que 110 000 messages ont été postés sur les différents forums en 10 ans.
Il n’oubliait pas non plus de nous rappeler que :
78% des internautes écoutent les avis et croient les recommandations d’autres consommateurs pour effectuer leur achat.
En France, 62% des français déclarent lire les avis des internautes dans sites marchands et les considèrent comme étant influents
D’autres chiffres, aux Etats Unis cette fois (que nous avions publié dans un article sur le « social shopping »), confirment cet état de fait :
93% des americains font des recherches en ligne avant d’acheter en magasin
83% des personnes qui achètent en ligne disent vouloir partager des informations concernant leurs achats
84% des utilisateurs disent qu’ils ont confiance aux avis postés par d’autres utilisateurs
Le poids d’internet dans la prise d’une décision n’est donc plus à prouver. Et le moteur de recherche Bing l’a bien compris lorsqu’il se présente comme un outil d’aide à la décision : « Bing and decide ».
Si nous vous parlons de tout ça aujourd’hui c’est qu’on peut observer, face à cette économie de la recommandation, l’apparition de nombreux sites et applications.
AT&T Interactive a par exemple lancé récemment son site buzz.com qui se veut être une sorte d’annuaire de recommandations fonctionnant sur le lieu géographique. Ce site, qui fonctionne avec Facebook Connect, vous permet de découvrir des lieux grâce à une recherche par mot clé et par ville, quartier…
D’autres services fonctionnant sur le principe de la géolocalisation existent, c’est par exemple le cas de Dismoioù ou de Foursquare qui vous permet d’ajouter des commentaires lorsque vous faîtes un check in.
Ces applications sont de plus en plus nombreuses. Elles se développent assez logiquement en même temps que le web mobile, le web temps réel et les réseaux sociaux. Twitter peut d’ailleurs être considéré comme un outil de recommandation. Un utilisateur recommande à ses followers du contenu, et d’une certaine manière attend de ses followings qu’ils lui recommande à leur tour des informations, des liens… Le follow friday, cher aux utilisateurs twitter, est aussi l’expression d’une forme de recommandation : tous les vendredis, de utilisateurs twitter recommandent à ses followers des personnes à suivre.
Les chiffres sur twitter se multiplient, et viennent d’un peu partout, entre le nombre de tweets moyens, le nombres de followers, le nombre d’utilisateurs… Heureusement voici aujourd’hui un infografic qui permet de s’arrêter une minute ou deux sur le réseau de microblogging qui vient de fêter ses 4 ans.
Pour résumer tout ça, dressons le portrait de l’utilisateur moyen de twitter :
Cet utilisateur a rejoint le réseau lors de l’été 2009. Dans ses followers il a entre 1 et 5 personnes, et dans sa timeline entre 1 et 9 tweets. Ses quelques tweets ont probablement été tweetés un mercredi ou un jeudi soit entre 10h et 12h, soit entre 18h et 20h. Il a presque autant de chances d’être une femme qu’un homme, mais il a probablement entre 18 et 24 ans.
Cliquez sur l’image pour découvrir l’infografic complet
Ce qu’il faut retenir de cet infografic : Twitter est un réseau sur lequel il y a pour le moment peu de personnes actives, mais celles qui le sont, sont des « hypertweeteurs ». 1% des visiteurs réalisent 35% des visites.
On vous parlait hier de social commerce et de l’importance de la dimension sociale dans l’acte d’achat des e-consommateur. Aujourd’hui c’est pour vous parler de l’initiative de Starbucks qu’on revient sur la relation entre consommation et réseaux sociaux.
Après avoir fait son trou sur Facebook et Twitter, la chaine de café américaine a choisit Foursquare pour se rapprocher de ses consommateurs. Et rien de plus normal pour des cafés présents à tous les coins de rue, que de vouloir récompenser ses consommateurs fidèles via l’application géolocalisée.
Pour le moment, pas de café gratuit, ni de bon de réduction, la seule récompense que les consommateurs pourront afficher fièrement auprès de leurs amis, est le badge aux couleurs de la marque que vous pouvez découvrir ci-dessous. Pour cela très facile, il suffit de faire 5 « check in » dans un restaurant Starbucks et c’est gagné.
Comme le remarque The New York Times, être présent sur Foursquare pour une chaine de café ne signifie pas seulement pour une marque de se présenter sur un énième réseau, mais permet réellement d’être en contact avec le consommateur sur le lieu de consommation. Foursquare prévoirait d’ailleurs de mettre aux points des outils à destination des entreprises, comme fournir des statistiques sur les comportements des consommateurs, ou donner la possibilités aux employés d’interagir avec les consommateurs.
Pas toujours facile d’avoir une réelle stratégie de recrutement de fans sur Facebook, si certaines marques se contentent d’ouvrir un compte et d’attendre paisiblement leurs fans, d’autres prennent le problème plus au sérieux.
C’est d’ailleurs le cas en Israël du leader du marché de la bière Goldstar Beer qui a lancé une compétition sur Facebook en opposant les hommes et les femmes sur un sujet qui fait toujours beaucoup parler : les différences dans la capacité de chacun des deux sexes à maîtriser un véhicule… et notamment lorsqu’il s’agit de réaliser la manoeuvre la plus délicate, le créneau.
Le but du jeu est alors d’aider son camp en garant le plus rapidement possible la voiture dans un emplacement limité.
Les résultats pour le moment : Les femmes garent la voiture en moyenne en 53 secondes ; les hommes en 42 secondes.
À noter que la marque de bière Goldstar avait déjà joué à plusieurs reprises sur les différences entre les hommes et les femmes. En témoignent ces trois publicités avec la signature « Thank God you’re man ».
Voici une schématisation assez intéressante, découverte sur le blog davaidavai et réalisée par Social Reflexion, qui reprend le processus de partage sur internet et explique comment le contenu devient social.
Selon ce schéma, qui se veut probablement assez généraliste, à l’origine de tout partage il y a des deux plateformes Digg et Twitter qui constituent le point de départ du partage. Et c’est à partir des contenus tweetés et diggués que les informations vont se propager sur Facebook et sur les blogs (avec une hiérarchie à l’intérieur de ses différents moyens : les bloggeurs les plus influents sont repris par d’autres blogs un peu plus discrets). Puis les personnes pourront voter pour le contenu via la plateforme que nous utilisons encore peu en France StumbleUpon.
Toute cela permettra au contenu de remonter facilement dans les résultats Google, et peut-être d’être repris par des sites comme Aol ou Yahoo…
Voici ce que nous explique ce schéma assez simple et intéressant.
Il y a quelques années encore, le parrainage était souvent synonyme de démarches longues mais surtout fastidieuses. Au temps des commandes par correspondance le formulaire papier et l’envoi postale était un peu le passage obligé. Est arrivé Internet et les sites d’achat en ligne. Le parrainage s’est alors simplifié, mais il fallait malgré tout avoir en tête ou sous la main les adresses des personnes à parrainer. Puis le parrainage fait aujourd’hui surface sur les réseaux sociaux, et tout devient plus simple.
Pas besoin d’adresse e-mail ou de formulaire, la nouvelle application Facebook Superfans de Domino’s Pizza (réservée à l’Angleterre et l’Irlande) permet de fédérer rapidement beaucoup de personnes autour de la marque, en demandant simplement à ses amis de devenir Fan de Domino’s.
Plus vous ramenez de personnes, plus vous faîtes grimper la température du thermomètre et plus vous aurez de réductions. Et comme il en faut toujours plus motiver en proposant une reconnaissance ultime, la marque élira toutes les semaines le Pizza King et le Pizza Queen (pour les personnes qui auront parrainé le plus de monde) et se verront gagner une pizza.
Les bons de réductions gagnés sont uniquement utilisables pour des commandes à partir du site Internet. Domino’s Pizza souhaite probablement habituer ses consommateurs à commander par Internet. On se souvient que son concurrent direct Pizza Hut avait lancé il y a quelques mois une application iPhone qui permettait à ses consommateurs de personnaliser et de commander leurs pizzas directement depuis le téléphone. Pour les faire patienter une fois la pizza commandée, les consommateurs avaient la possibilité de se divertir avec le jeu Pizza Hut Racer.
À mesure que le nombre d’utilisateurs, le nombre de pages de fan, le nombre de groupes, bref le nombre d’interactions augmente sur Facebook, son pouvoir d’influence progresse. Et, alors qu’on pouvait considérer jusqu’à aujourd’hui Facebook comme une plateforme sociale sur laquelle on pouvait communiquer avec ses amis, il faut aujourd’hui davantage le considérer comme une plateforme de partage ouverte sur le web.
Dans une récente étude (Février 2010), l’institut Hitwise a comparé le rôle joué par Google Reader, Google News et Facebook dans les visites de sites d’actualité. Cette étude, réalisée la dernière semaine de Janvier, montre que parmi le nombre de visites recensées, 0,01% proviennent de Google Reader, 1,39% de Google News et 3,52% de Facebook, un chiffre qui a plus que doublé en 8 mois, et qui permet au réseau social de devenir la 4ème plus grosse source de partage derrière Google, Yahoo et MSN.
Si on remonte quelques mois en arrière on peut faire le parallèle avec l’étude (réalisée par Addtoany) qu’on publiait sur le blog en août 2009 à propos du partage sur Internet. Facebook avait déjà été déclaré champion du partage (24% des contenus partagés sur Internet le sont via Facebook).
À quand Facebook comme moteur de recherche ? À quand Facebook comme navigateur Internet ?
Après 23 années de participation, Pepsi fait la choix d’arrèter la diffusion de pub pendant le SuperBowl et de reporter ses investissements vers les médias sociaux…. soit un montant de près de 20 millions de dollars.
Sous le nom “Pepsi Refresh Project”, Pepsi met en place une plate-forme d’appel à projets destinés à “rafraîchir le monde” (idée solidaire, créative à but non lucratif) et donnera chaque mois aux projets préférés des internautes les moyens de réaliser celui-ci (à hauteur de 5 000 à 250 000 dollars).
Cet exemple confirme une fois encore la volonté des grandes marques de se rapprocher de leurs clients, sans chercher à leur imposer leur vision du monde mais en construisant cette vision avec eux : un idéal plus qu’un dogme.
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