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par W
13 Juin 2013

ratp: une fausse modernité vraiment nostalgique ou une vraie modernité faussement nostalgique?

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C’est bien sûr à prendre au second degré. Après chervoisindetransport et chervoisin2transport, la ratp continue ses actions contre l’incivilité, en lançant un site participatif http://chervoyageurmoderne.fr/ où chacun peut proposer  sa règle de politesse, de bienséance, de courtoisie ou de serviabilité. C’est le registre tout à fait passéiste de l’expression qui a attiré notre attention.

Le site nous est présenté avec l’image d’un livre intitulé « Manuel de savoir-vivre à l’usage du voyageur moderne ». C’est un changement complet par rapport aux initiatives précédentes, qui nous ramène quelque part au début du siècle passé, dont la modernité s’éveillait avec l’électricité, le téléphone, l’automobile… et le métro. Ce changement est d’autant plus radical que l’image, utilisée dans les précédentes initiatives, est abandonnée au profit du texte seul.

Ce serait donc croire que l’imagerie passéiste et les discours bien intentionnés des « usagers » eux-mêmes changeront les comportements des incivils? Ou bien est-ce juste offrir à ceux qui n’en peuvent plus, ou qui espèrent, un lieu d’expression, dont la forme s’appuierait sur la nostalgie imaginaire du « c’était mieux avant » ? Ce serait alors une plateforme compassionnelle, pour le coup tout à fait moderne en tant que dispositif digital.

Pour le détail, certains contributeurs ont dû se demander dans quelle catégorie ranger leur proposition: politesse? courtoisie ? ou bienséance ? Mais « l’essentiel est de participer », selon la citation attribuée à Pierre de Coubertin, pour rester dans l’époque de Fulgence Bienvenüe…

16 Mai 2013

bpifrance: du choix stratégique à l’exécution de l’identité visuelle

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Pas de visibilité sans signe, voici donc le « logo » annoncé de bpifrance:

 

 

Pour bpifrance (la banque publique d’investissement), il n’y avait que deux stratégies possibles: jouer la proximité avec les entrepreneurs ou incarner un engagement national au-delà de son statut public. Et pour arbitrer entre ces deux options, soit penser qu’il convenait de se rapprocher du public « les entrepreneurs », soit vouloir affirmer un engagement de l’État et la force de la puissance publique. C’est très clairement (sémiologiquement) le choix du premier axe qui a été fait dans le nom – dont toute notion « publique » a disparu en partie pour des questions de disponibilité juridique- et dans le signe. C’est la stratégie qu’avait suivie Oséo en son temps, en allant jusqu’au bout de la démarche. Cette fois-ci nous avons peut-être manqué de courage, en n’affirmant pas notre spécificité française, à savoir le rôle de l’État et des régions dans l’investissement économique privé. Et conséquemment, faut-il s’en réjouir ou le regretter?, nous n’offrirons pas aux Français ni une occasion ni un signe de fierté nationale. Nous n’avons pas IG Metall, mais nous aurions pu avoir la Banque Publique d’Investissement. Voilà pour la stratégie.

Qu’en est-il de l’exécution? On  voit bien, du moins sur la version en positif, car en réserve blanche sur fond jaune la france semble engloutie, la liaison du sigle « bpi » et du nom « france » ainsi que l’accent mis sur bpi. Les deux points, sur et sous le « i » constituent un accident graphique qui contribuera à la reconnaissance du signe – et il ne sert pas à grand chose de vouloir l’argumenter, soit pour en faire le symbole de la solidarité, soit un double « i » de l’investissement et de l’innovation réunis. La typographie dans son dessin -à la fois rigide, mou et épais- semble d’une autre époque: révolue ou à venir… Nous verrons bien.

L’essentiel n’est pas là, dira-t-on, mais dans ce que va faire cette banque, selon quelle doctrine d’investissement, dans  quel équilibre entre les régions et l’État. Certes. Ce n’est pas une raison pour se désintéresser des signes, et encore moins de nier leur impact.

29 Avril 2013

facebook: s’engouffrer dans l’impasse?

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Gizmodo a attiré notre attention sur une évolution graphiquement  mineure de l’icône de l’appli facebook.

Cette petite différence graphique produit cependant un grand effet: tout d’un coup elle crée une aspiration à s’engouffrer dans une impasse. L’effet est d’autant plus notable que le panneau routier de l’impasse est plus proche de l’ancienne icône dont le blanc ne va pas à la coupe.

Mais si, avec le code de la route,  le rouge est là pour ne pas tomber dans le panneau (« piège » à la chasse aux oiseaux), rien de tel avec facebook…

 

 

 

 

01 Mars 2013

Fièvre de cheval: chocs des images vs poids des mots ?

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D’abord éveiller le désir:

 

Mais après, quelquefois, il devient urgent de restaurer la confiance:


À chaque fois qu’il y a crise, les entreprises concernées ou impliquées dans le pire des cas, y vont de leurs placards.

Pourquoi pas plutôt un cheval  barré d’une croix rouge avec une accroche « le Cheval ne passera pas », ou alors un cheval au  pré avec  » Chez X on n’achète pas les chevaux » ou, sur le long terme, une vache personnalisée ( à la Milka; au fait, y a-t-il vraiment du lait -suisse?- dans le chocolat?)?

Pour signifier l’engagement, qui se situe quelque part entre la promesse et la preuve, on recourt systématiquement au déclaratif (vs attractif). Rien que des mots, certes choisis, pesés, mais simples avec des figures de rhétorique si limpides qu’on ne les voit pas.

Tout d’un coup tout se passe comme si on ne faisait plus confiance à l’image pour créer de la confiance, comme si l’image devenait inutilisable dès lors qu’il s’agit de dire la vérité. Est-ce à dire que l’image serait  nativement et essentiellement trompeuse? Légitime pour séduire, l’image deviendrait tromperie lorsque »il s’agit de dire la vérité?

Ce qui est à l’œuvre culturellement ici, et particulièrement en France, pays où pourtant Descartes n’est plus lu depuis plusieurs générations et pas encore digitalisé, c’est ce  présupposé que la vérité (qui est aussi le Bien) est affaire de raison (donc de discours) et que la séduction (qui continue d’avoir un parfum sulfureux et scandaleux, inspirée par le Malin) affaire d’émotion (donc d’image).

C’est continuer d’accorder un pouvoir imaginaire à la parole de raisonner son public, ou continuer de croire que la raison peut nous séduire. C’est oublier qu’une bonne part du public a appris, comme disait ma grand-mère, que les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. C’est continuer de croire que les discours peuvent changer les comportements. C’est continuer d’ignorer les bibliothèques démontrant en long et en large  que nos humaines prises de décision n’ont pas grand chose de rationnel.

Mais ne suis-je pas à mon tour en train de me laisser prendre au piège, par le jeu de l’écriture, et de rêver à l’efficacité de la péroraison ?

Terminons donc par une image de discours (ou un discours image), intitulée sobrement: « Faut-il attendre un climat plus favorable pour s’offrir la nouvelle Porsche 911 Carrera 4? Non. Et voici pourquoi:

14 Déc 2012

PSG – Paris: 0 – 1? Vraiment?

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Une fois n’est pas coutume et nous allons participer au buzz du jour qui agite les mondes du foot et du branding. L’affaire est « révélée » par Le Parisien. Un changement d’identité visuelle serait à l’étude pour le PSG, par lequel Paris deviendrait plus visible que Saint-Germain, lequel pourrait finir par disparaître…

L’idée stratégique est de se servir de Paris comme locomotive pour faire du futur ex PSG l’une des 10 premières marques de sport de la planète selon le Directeur marketing du club. On suppose que « Saint-Germain » empêche de comprendre qu’il s’agit bien du vrai Paris, du seul Paris et non d’une bourgade qui aurait hérité de ce nom par les hasards de l’histoire…

Auquel cas nous ne saurions trop conseiller de réfléchir avant toute chose au nom, à son abréviation et à son éventuel sigle, plutôt que de laisser le graphisme résoudre la question… Aussi pourrions-nous commencer par une analyse concurrentielle en pensant par exemple au Real Madrid, aux Manchester United, aux New York Giants, aux Chicago Bulls pour explorer la piste d’un Paris + qualificatif.

Sans oublier dans cette réflexion stratégique des usages tels que « Une femme pour la nuit, PSG pour la vie! » qu’on ne pourra jamais remplacer par « Une femme pour la nuit, Paris pour la vie! »

À moins que tout cela ne soit une opération de communication, un test pour tâter le terrain…

Ps: je m’étais juré de ne pas parler du graphisme. Mais bon, la suppression du berceau royal et de la fleur de lys, qui donnent une profondeur héraldique, et donc quelque part guerrière, à ces héros modernes, ne laisse pas d’étonner de la part d’actionnaires qui ont une haute culture des symboles structurant les relations sociales. Remplacer la dimension royale par une 3D sans âme…

Fin du #LT #FIS2014. Bonne soirée !

L'agroalimentaire et le digital, des utilisateurs plus mâtures que les marques ? #FiS2014 http://t.co/tkTxScEPZC via @Mllegima

[Le Blog] La Royal Air Force recrute avec un site interactif #gaming. http://t.co/pGvWBPlNWR

#FiS2014 les entreprises qui intègrent le digital dans leur stratégie ont un potentiel d'augmentation de 40% des résultats opérationnels

Le Food est le 3ème sujet le plus discuté sur les réseaux sociaux #FiS2014

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