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par W
16 Janv 2012

iTunes : un morceau de silence pour Steve Jobs

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Nous vous faisons part d’un hommage assez particulier pour Steve Jobs ; un fichier audio. Nous ne pouvons pas l’appeler une chanson, puisque c’est 8 secondes de silence. Vous avez bien entendu, il est possible d’acheter un morceau de silence sur iTunes pour l’ajouter à votre playlist, de façon à commémorer le génie de l’informatique.

Il faut préciser tout de même que les 8 secondes représentent les 8 ans pendant lesquels Steve Jobs s’est battu contre le cancer du pancréas. Par conséquent, les bénéfices sont reversés à des associations de lutte contre le cancer du pancréas.

Une initiative quelque peu déroutante, qui reste cependant charitable, donc on saluera les donneurs.  Malheureusement, nous ne pensons pas que ce sera le tube de l’année.

Steve Jobs Moment of Silence

Ludovic L M.

06 Janv 2012

« 2011: A Techrospective »

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Rien de mieux qu’une infographie interactive pour illustrer les tendances technologiques de 2011 !

Udemy a rassemblé toutes les évolutions technologiques dans 6 catégories. Chacune de ces « tendances » sont représentées par des points. Ces points sont disposés sur une sorte de « timeline » de l’année 2011.

Grâce à cette infographie nous pouvons soit découvrir l’ensemble des évolutions soit se renseigner sur une seule catégorie de tendances.

Udemy a répertorié par exemple les succès des réseaux tels qu’Instagram ou Spotify et même la disparition de Steve Jobs.

Claire V.

26 oct 2011

Macs, iPods … et apparemment téléviseurs, signés Steve Jobs

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Comme toutes légendes, on parle énormément de Steve Jobs non seulement par les nombreux hommages,  les rumeurs sur certains produits Apple, mais aussi certains évènements clés comme la sortie du nouvel iPhone et les 10 ans d’iPod.

Le grand événement est la sortie aux Etats-Unis de la biographie officielle de Steve Jobs écrit par Walter Isaacson.  Pour vous faire patienter Time a lancé un numéro consacré à Steve Jobs mettant en avant les couvertures passées du magazine avec le père de la pomme et relatant les principaux chapitres de la vie de celui-ci (ce numéro spécial est disponible aujourd’hui dans nos librairies).

 

La pomme dans le petit écran

Selon l’écrivain, dans cette biographie Steve Jobs parlerait d’un téléviseur Apple. Un « téléviseur intégré complètement simple à utiliser  qui serait synchronisé avec les autres services et iCloud. », qui sortirait fin 2012 et serait disponible en 3 différentes tailles. Les informations se vérifient de jour en jour. Il est dit que le créateur d’iTunes, Jeff Robbin, serait en charge de ce projet. Notre nouvel ami Siri serait sûrement une des nombreuses fonctionnalités du futur téléviseur.

 

Décidément, Steve Jobs marque encore la technologie avec des nouvelles sorties qui savent se faire attendre telles que l’iPhone 5 et les téléviseurs.  Apple pourrait donc révolutionner la télévision comme l’iPhone a révolutionné les mobiles, à condition que l’on puisse remarquer la griffe du fondateur.

 

Ludovic L M.

06 oct 2011

Hommage à Steve Jobs

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Le discours de Standford en 2005.

« Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir.
Le reste est secondaire

Soyez insatiables. Soyez fous. »

 

« C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout. Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.
« Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université »

La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement. Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent : « Bien sûr. » Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.
Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.
On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

« Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire »
Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien. Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.
Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.
Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.
Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.

« Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »
Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.
Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.
Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.
Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.
Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.
Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu. Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.

Soyez insatiables. Soyez fous.

Merci à tous.»

La vidéo

Jerome W : très ému …

17 nov 2010

Le jour que Steve attendait… entre fierté et déception

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Peut-être faites-vous partie de ceux qui attendaient avec impatience l’annonce « exceptionnelle » d’Apple, mardi 16 novembre dernier, suite au teasing lancé la veille.

Un teasing de très courte durée, mais qui n’a pour autant pas manqué d’attirer l’attention des internautes, et notamment des plus fervents admirateurs d’Apple. Résultats, quelques minutes après l’annonce (à 16 heures, heure française), nombreux ont été les internautes à commenter l’annonce dont le caractère « exceptionnel » a largement étonné. L’annonce en question concerne l’arrivée des Beatles sur iTunes. État d’une révélation entre fierté et déception.

Les Beatles sur iTunes, la déception d’une annonce pas très « exceptionnelle »

Si des rumeurs couraient déjà concernant l’apparition des Beatles sur iTunes, la nouvelle n’en a pas moins créé un étonnement, un étonnement caractérisé par la déception de nombreux clients, internautes, qui attendaient d’Apple quelque chose qu’ils « n’oublieraient pas ». Parmi les rumeurs qui se diffusaient sur la toile on entendait notamment parler d’un service de streaming intégré à iTunes, une nouvelle qui aurait été certes classique (car étant sur une nouveauté produit, et non sur du contenu) mais qui n’aurait peut-être pas marqué une déception aussi forte de la part de la « communauté » Apple. Car en effet, sur Twitter, certains messages se sont révélés assez insultants vis-à-vis de la firme de Cupertino. En voici deux, pris de manière aléatoire parmi les résultats de recherche Twitter :

@Jim0PROFIT: #Apple pour une fois le marketing est minable ! Les Beatles sur iTunes à l’époque où les gens l’ont déjà numérisé ! #fail

@blueleeloo: L’annonce d’Apple cette aprem à 16 h… du vent comme d’hab, j’ai beau bcp aimer les Beatles, c’est pas un jour historique.

Si cette annonce a créé une déception, c’est évidemment d’une part parce que l’annonce n’était pas à la hauteur des attentes des internautes, et des annonces habituellement attendues d’Apple, mais aussi parce que cette annonce a créé pour la plupart un sentiment d’incompréhension, un « pourquoi » bien plus qu’un « c’est pas bien ».

Les Beatles sur iTunes, la fierté d’une entreprise et de son CEO

Parmi les messages que l’on pouvait retrouver sur Twitter, quelques-uns apportaient une réponse à ce « pourquoi ». Un exemple ci-dessous :

@CatMilk: Les Beatles l’intégrale sur #iTunes c’était donc ça la grosse annonce d’Apple. Ça fait surtout plaisir Steeve car il en rêvait depuis 20 ans.

Ici, en un peu moins de 140 caractères, presque tout est dit. On connaît la fierté et la fermeté de Steve Jobs, et nous en avons encore eu un bel exemple lorsque, à propos du nouveau logo iTunes, le CEO d’Apple a répondu de manière très ferme « nous ne sommes pas d’accord » à un long message envoyé par un internaute lui expliquant pourquoi le nouveau logo n’avait pas sa raison d’être.

Revenons alors à l’origine de la fierté de cette annonce. Si l’on s’intéresse aux propos délivrés par Steve Jobs au moment de cette annonce, nous nous rendons compte que derrière l’arrivée des Beatles sur iTunes il y a un vrai combat :

« Cela a été long et complexe pour y arriver. Merci aux Beatles et à EMI, nous avons maintenant réalisé un rêve qui date du lancement d’iTunes il y a dix ans », a déclaré Steve Jobs.

Pour bien comprendre ce combat, il est nécessaire de remonter à la création de deux entreprises, celle de Steve Jobs (Apple) en 1978 et celle des Beatles (Apple) en 1968. Un même nom, pour deux entreprises distinctes créées à plus de 9 000 km de distance. Pour être un peu plus précis, la société de Steve Jobs se nomme Apple Inc (ex-Apple Computer) et celle des Beatles Apple Corp Ltd. Les deux entreprises se mènent une bataille incessante entre 1980 et 1981, jusqu’au moment où un accord est trouvé, celui demandant à Apple Computer de rester en dehors de l’industrie musicale. La suite d’Apple dans l’univers musical est celui que l’on connaît tous, iPod et iTunes, mais iTunes sans les Beatles, jusqu’au mardi 16 novembre 2010, un jour comme les autres. Juste un jour que Steve Jobs « n’oubliera jamais ». Car il officialise ce jour même – comme vous le savez tous à présent – la mise à disposition de l’intégralité des Beatles sur iTunes. Une annonce qui méritait bien qu’on y accorde un peu d’importance.

En conclusion, une annonce qui dénote pour le CEO d’Apple plutôt habitué aux apparitions provoquant un enthousiasme démesuré. Peut-être n’aurait-il pas dû faire d’une victoire personnelle un événement pour la marque.

Sources : Apple + Wikipédia + Echos du Net

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