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Quand votre client sera votre premier fournisseur !

Pour prolonger le sujet de notre dernier billet sur l’upcycling, nous vous proposons de plonger dans le dernier rapport Trendwatching consacré au (RE)Commerce.

Ce mois ci l’institut de tendance se demande « Pourquoi “ la reprise ” (trading in) devient la nouvelle forme d’achat pour les consommateurs malins. »

Le (re)commerce en bref :

(RE)COMMERCE | Il n’a jamais été aussi simple pour les consommateurs de dégager la valeur de leurs biens existants. Le rachat de marques inédites, les plans d’échange, les sites en ligne et les marketplaces ”sur smartphones offrent des options pratiques et astucieuses pour les consommateurs adeptes de l’ “ échange et de la reprise ”, soulagent les contraintes financières (double récession, ça vous dit quelque chose ?), et/ou allègent les préoccupations écologiques et d’éthique. Le rapport complet : ici 

 

Ce qu’on en pense :

La crise financière, l’injonction du durable… nous aurions pu penser que tous ces impératifs freineraient la poursuite du rythme effrénée de l’obsolescence des produits et des tendances.  Mais il n’en est rien ! Point de décroissance en vue. Faire la queue pour se procurer le dernier iPhone, le dernier casque signé par le dernier DJ à la mode est toujours d’actualité et ce, malgré un pouvoir d’achat en baisse. Mieux, le pop up stores et les collections capsules qui font la part belle à l’instantanéité dans ce qu’il y a de plus éphémère sont plus que jamais un franc succès. Exclusivité et Nouveauté font toujours autant vendre mais alors, qu’est ce qui a changé ?

Cette REprise du commerce selon Trendwatching  se traduit par une (RE)vente. On peut noter d’ailleurs un engouement vers d’autres formes d’échange : Troc, shopping neutre, enchères et les marketplaces en ligne par secteur (Assos) ou par cible (jeunes parents) ou sur mobile (Fnac), brocantes, vide grenier et vide dessing… Enthousiasme qui se traduit dans les chiffres : selon une étude d’Ipsos Marketing (février 2011), les dépôts-ventes représentent ¼ des transactions en France et leboncoin.fr est entré en 5ans dans le top 10 des sites les plus visités en France.

Pourquoi ça nous intéresse ?

1) Car cette tendance nous renseigne sur une nouvelle manière d’appréhender l’achat. Le consommateur envisage déjà la manière dont il va se séparer du bien fraichement acquis. Les distributeur automobile ou les agences immobilières connaissent très bien ce processus car maison et voiture sont les achats les plus engageants. Le caddie du supermarché ou le panier d’Amazon devient un « investissement » dont le consommateur prévoit déjà le retour.

2) Car le phénomène ne concerne plus exclusivement les distributeurs et s’étend aux marques. Comme le montre l’opération de Levis , les marques se mettent également à concevoir leurs produits comme une monnaie d’échange (upcycling, troc) pour pousser à la consommation de nouveaux produits.

2) Car le produit devra avoir une vie parallèle qui lui confère une valeur à part. L’engouement pour retour au vintage et au retro : le retour de l’argentique via lomography, la série mad men ou les brocantes témoigne d’un attachement à l’histoire et à la symbolique de l’objet, à sa valeur émotionnelle et donc à sa valeur d’estime versus sa seule valeur d’usage.

Le produit dont il sait qu’il aura plusieurs vies et plusieurs propriétaires peut alors raconter son histoire, notamment par la technologie (ex : cas Gomus, cas Oxfam). C’est un premier pas vers la démocratisation de l’internet des objets.

Qu’est ce que ça change concrètement pour les marques ?

Les marques devront penser à « comment le consommateur se sépare de son achat » autant qu’au « comment rendre un objet ou un service assez désirable pour vouloir se le procurer », et intégrer ce comportement dans le cycle de vie du produit, dès sa conception.

Nouveau cycle de vie de mes Produits

MAINTERNANT VOUS SAVEZ CE QU’IL VOUS RESTE À FAIRE : POUR ACHETER PLUS, REVENDEZ !

Pour lire l’intégralité du rapport en français, c’est ici :

Ryslaine M. 


(RE)commerce, une tendance décryptée par 
Trendwatching, interprétée par W & CIE. Pour retrouver d’autres articles Tendances TRENDWATCHING / W & CIE, cliquez ici.

« Innovation Extravaganza » : 14 tendances innover plus facilement

L’innovation est le seul moyen de subsister sur un marché toujours plus global et compétitif. L’innovation comme état d’esprit, comme processus ou encore comme mode de vie : tout le monde en parle.

Trendwatching prend part à la conversation et présente dans son dernier Trend briefing un florilège d’innovations B2C. Nous vous présentons ici notre sélection d’innovations ainsi que les mini tendances de consommation dans lesquelles elles s’inscrivent.

1. H(APP)INESS

Les applications mobiles s’intéressent de plus en plus non seulement à la santé physique du consommateur (tendance WELLTHY) mais aussi à son bien-être émotionnel.

Moodagent

Moodagent est une application musicale où les titres sont caractérisés selon 5 critères : sensuel, tendre, joyeux, énervé ou rythmé.Ceux-ci sont ensuite classés dans des playlists à écouter en fonction de votre humeur du moment, que vous souhaitiez la conserver ou en changer !

2. CASH-LESS

L’économie se dématérialisant au rythme des avancées technologiques, nos appareils mobiles pourraient bientôt remplacer porte-monnaie et distributeurs automatiques. Le marché explose également dans les pays en développement, où les infrastructures bancaires sont faibles alors que la pénétration des téléphones mobiles est importante.

Starbucks Card mobile app

Starbucks a lancé aux Etat-Unis son application de paiement mobile qui génère un code-barre personnalisé à scanner à chaque passage en caisse.

Kwixo

Kwixo est un service mobile qui permet d’envoyer/recevoir de l’argent en utilisant le numero de telephone ou l’adresse mail de son contact, l’appli sert par exemple à collecter de l’argent pour un cadeau commun.

3. EMBEDDED STORIES

Le principe du storytelling pour accroître l’attachement émotionnel à un objet n’a rien de nouveau. Cependant, la technologie offre au consommateur des histoires de plus en plus riches et détaillées en liant offline et online.

RememberMe

TOTeM (Tales of Things and Electronic Memory) et Ofxam se sont associés pour créer RememberMe, un projet collaboratif qui consiste à intégrer un tag personnalisé sur chaque objet donné. En le scannant, on accède à un message audio racontant l’histoire du donateur avec l’objet.

4. LIFE : SUBSCRIBED

La vie des consommateurs étant toujours plus remplie, le shopping sur internet explose et une réelle opportunité se développe dans la vente par abonnement.

Not another bill

Chaque mois pour 15£, Not Another Bill vous envoie un cadeau surprise choisi avec soin.

5. NOW-OR-NEVER COMMERCE

Les consommateurs aiment ressentir l’excitation et l’exclusivité (tendance PLANNED SPONTANEITY). L’avènement des ventes flash ou encore l’explosion des pop up stores nous rappellent que les consommateurs aiment aussi les achats éclair et spontanés surtout quand l’offre est exceptionnelle.

Speedsale

Créé par le distributeur suédois Papercut, Speedsalepropose à la vente livres, DVD, etc. bénéficiant de réductions mais seulement pour 4 secondes. Après cette durée, la vente est finie.

6. EXTREME CHARITY

Trenwatching a relevé des dizaines d’innovations dans le domaine caritatif classées dans les tendances Random Act of Kindness et EMERGING GENEROSITY. Voici un exemple singulier puisqu’il associe don et économie de l’attention.

DONA

Le robot sud-coréen DONA est programmé pour récolter de l’argent en totale autonomie. A chaque fois qu’un don est placé dans son pot, il répond par des des gestes d’appréciation.

7. POP-UP 4.0

Phénomène grandissant depuis leur apparition en 2004 et presque incontournable  dans les actions marketing et les stratégies des marques, les pop up stores requièrent une innovation permanente. Ceux qui sont créés aujourd’hui sont toujours plus impressionnants et extrêmes.

Au sommet des arcades du Parc du Cinquantenaire à Bruxelles

THE CUBE

Electrolux a développé un concept de restaurant gastronomique éphémère : The Cube. La structure s’installe dans différentes villes européennes avec pour principe d’offrir une expérience insolite et spectaculaire.

8. PROFESSIONALL

De plus en plus de produits et outils accessibles et faciles d’utilisation permettent au consommateur lambda de créer un contenu de qualité professionnelle.

Personal Brewery

Le néo-zélandais WilliamsWarn propose la première brasserie personnelle accessible aux néophytes puisqu’elle prend en charge les étapes les plus délicates de la préparation.

9. REPYOUTATION

Alors que le temps passé online augmentent et que la protection des données personnelles fait débat, il n’est pas surprenant de voir apparaître une multitude services proposant d’effacer, de protéger ou de restaurer notre réputation virtuelle (et de fait réelle).

Reputation.com

Reputation.com est un service qui permet de gérer ses données personnelles et de défendre sa réputation en bloquant les informations incorrectes ou mal dirigées tout en favorisant le contenu positif.

10. CHOICE CUTS

Nous vivons au quotidien le paradoxe de la société de consommation qui nous rend incapable de faire un choix face à une offre exponentielle de produits similaires. Les services qui filtrent, classent et rendent claire l’information pour nous aider à choisir ont donc un bel avenir.

Just buy this one

Just Buy This One est un site britannique qui cumule les différents classements de produits et les synthétise en une seule recommandation. Le service fonctionne pour 9 catégories, de l’appareil photo à a bouilloire.

11. GIFTING GALORE

Tendance secondaire de GENERATION-G, Gifting Galore (Cadeaux à gogo) comprend tous les moyens créatifs utilisés par les marques pour faciliter l’échange de présents entre leurs consommateurs.

Distributeur social

Pepsi a lancé un distributeur de boissons interactif qui permet d’offrir une boisson à un ami. Pour obtenir son cadeau, il suffit d’utiliser le code reçu par sms dans une machine similaire.

Textopint

Les bars Frogpubs à Paris permettent d’offrir un verre à un ami en le commandant en ligne. L’intéressé reçoit alors un texto avec un code unique à utiliser dans le Frogpub de son choix.

12. REAL-WORLD LIKING

L’envie de diffuser sa vie sur les réseaux sociaux ne faiblit pas et les applications comme Foursquare ou le bouton Like de Facebook permettent de partager aisément avec ses amis ce que l’on fait, où l’on se trouve et ce que l’on aime. De nouveaux outils rendent le passage entre l’expérience réelle et virtuelle encore plus facile.

VILLAGE COCA-COLA

L’été dernier Coca-Cola a installé un village d’été interactif en Israël. Les jeunes invités portaient des bracelets munis d’une puce  RFID qui leur permettaient de « Liker » les activités et de voir leur statut Facebook mis à jour. Ils pouvaient également se tagguer automatiquement sur les photos prises.

13. BIDCONOMY

S’inscrivant dans la tendance de l’économie de l’attention, plusieurs sites innovent et bouleversent la relation vendeur/client. Ce sont les acheteurs qui demandent et les vendeurs qui se plient en quatre pour leur fournir le service souhaité.


Zipzoom

Le site canadien Zipzoom est un facilitateur de business. Il offre un vivier de clients aux personnes proposant un service et permet en contrepartie au client de trouver le meilleur fournisseur sans même chercher. L’internaute annonce ce qu’il souhaite, compare les messages personnalisés envoyés par les vendeurs et fait son choix.

14. HYPER PERSONALIZATION

Les marques proposent des produits et services toujours plus personnalisés à leurs clients. Une tendance qui va perdurer dans les années à venir.

Codage

Codage est une société française de cosmétiques qui créer des produits sur-mesure. Après un questionnaire précis, le client choisit les ingrédients et leur concentration afin d’obtenir un soin adapté à ses besoins personnels.

Kunst Buzz

La société néerlandaise crée le portrait d’un utilisateur à partir de ses tweets. La toile peut être imprimée en 3 tailles et coûte de 125 à 225 euros.

 Briefing Trendwatching traduit et interprété par W&Cie. Pour retrouver d’autres articles Tendances TRENDWATCHING / W & CIE, cliquez ici.

THE F-FACTOR : votre réseau vous influence

W&CIE vous fait découvrir ce mois-ci une nouvelle tendance de fond décryptée par Trendwatching, à la croisée du web 2.0 et du e-commerce : le F-Factor.

Le F-Factor se rapporte à l’influence qu’ont les membres des réseaux sociaux sur nos décisions d’achat. Le « F » incarne nos friends, fans et followers, soit un « facteur » puissant que les marques sont désormais obligées de prendre en compte.

Bien que le phénomène de recommandation sociale ne soit pas nouveau (le bouche à oreille), les développements technologiques récents ont amplifié ce comportement. Le F-Factor est notamment nourri par de nouveaux outils et plateformes sur lesquels marques, clients et utilisateurs prennent plus volontiers la parole.

Il suffit de rappeler quelques chiffres pour prendre conscience de l’importance grandissante du F-Factor :

  • Celui-ci est dominé par Facebook qui regroupe environ 500 millions d’utilisateurs actifs passant plus de 700 millions de minutes sur le site chaque mois.
  • L’impact de Facebook dépasse les frontières du site puisque chaque mois, 250 millions de personnes interviennent sur Facebook depuis plus de 2,5 millions de sites extérieurs.
  • L’utilisateur moyen clique 9 fois sur le bouton « Like » chaque mois.
  • Les trois quarts des utilisateurs de Facebook ont « liké » une marque.

Comment le F-Factor modifie nos manières de consommer ? Découvrons les cinq dimensions de cette influence sociale, assorties d’exemples.

1 – F-DISCOVERY

C’est un fait, nous sommes intéressés par ce que nos amis achètent, lisent, écoutent, etc. car il y a de fortes chances pour que cela corresponde à la façon dont nous voulons penser, agir et consommer.

Il n’est donc pas difficile d’expliquer le succès des communautés, applications et outils qui nous permettent de découvrir et partager les sélections de nos amis, fans, followers et autres contacts.

Etsy propose un service de suggestions de cadeaux pour vos amis Facebook en fonction de leur profil.

Amazon propose désormais de connecter votre compte avec Facebook afin de vous vous offrir des recommandations basées sur vos goûts et ceux de vos amis. L’outil permet par ailleurs d’être informé des anniversaires à venir et suggère les cadeaux susceptibles de plaire à vos contacts en fonction de leur profil.


2 – F-RATED

Tandis que les consommateurs apprécient parfois de découvrir eux-mêmes les meilleures opportunités, ils ont aujourd’hui accès à des recommandations et des avis toujours plus personnalisés sur les produits qu’ils savent vouloir acheter.

De plus en plus de marques et sites associent dorénavant aux items que nous recherchons les recommandations, classements et commentaires de nos amis.

Levi’s a été la première grande marque à intégrer en avril 2010 sa boutique en ligne à Facebook pour créer une expérience de shopping social : les utilisateurs peuvent ainsi voir les vêtements que leurs amis ont « liké » et interagir avec eux.

L’outil de personnalisation instantanée Trip Advisor, lancé en décembre 2010, permet aux visiteurs du site connectés via leur compte Facebook de voir en priorité les avis de leurs amis, de savoir lesquels ont visité un site particulier et enfin d’échanger facilement avec eux des conseils de voyage.


3 – F-FEEDBACK

Depuis une dizaine d’années, les avis en ligne ont fortement augmenté le pouvoir des consommateurs. Malgré tout, une opinion anonyme n’est pas forcément la panacée pour un utilisateur recherchant une réponse précise et pertinente à sa question.

Le F-Factor révèle ici son utilité : le consommateur peut ouvertement faire part de son intention d’achat (ou de son dilemme) et solliciter du même coup l’opinion circonstancié de ses contacts.

Pour information :

  • 90% des individus font confiance aux recommandations de leurs amis Facebook.
  • 31% des utilisateurs quotidiens de Twitter interrogent leurs followers au sujet de produits et services.

Un autre levier joue un rôle essentiel : la préoccupation croissante des internautes pour leur e-réputation pousse ceux-ci à soigner leurs prises de parole et conduit à l’amélioration substantielle des réponses sur les services dédiés.

My shopanion est une application iPhone qui permet à l’utilisateur de scanner un article lors de ses sorties shopping et d’accéder non seulement aux avis en ligne mais également aux retours instantanés de ses contacts Facebook et Twitter.

En Espagne, Diesel a installé des caméras dans ses cabines d’essayage pour que les clients puissent poster sur leur profil Facebook une photo d’eux avec leurs essayages et recevoir en temps réel les commentaires de leurs amis.


4 – F-TOGETHER

Les internautes sont de plus en plus friands d’achats groupés, lesquels font le succès de plateformes comme Groupon. Pourtant le F-Factor est souvent absent du système vu que les co-acheteurs restent anonymes. Les consommateurs partagent tout de même volontiers leurs achats : 83% des consommateurs déclarent avertir leurs amis lorsqu’ils réalisent une bonne affaire.

Nous devrions assister à l’augmentation rapide d’outils permettant de coordonner et de partager avec ses proches des achats intéressants.

L’interface Group gifts d’ebay facilite l’achat groupé de cadeaux en offrant la possibilité de partager le coût du produit avec ses amis Facebook. Le site propose également des suggestions de cadeaux en fonction des informations contenues sur le profil du destinataire du cadeau.


5 – F-ME

Enfin, le F-Factor permet l’émergence de produits et services personnalisés conçus à partir de l’activité des réseaux de l’internaute.

Postpost est une application gratuite qui transforme votre page d’accueil Facebook en journal numérique.

Autre signe des temps, nous assistons à la multiplication d’outils qui permettent de transformer nos amis et followers en véritables produits et services physiques.

Egobook illustre ce nouveau genre de service et propose d’imprimer un livre à partir de votre profil Facebook. Toutes vos publications (statuts, photos) ainsi que les interventions de vos amis sur votre mur y sont immortalisées.


Le F-Factor devenant un levier de consommation toujours plus important, l’enjeu pour les marques est de saisir et surtout conserver le pouvoir de la force F.

F-Factor, une tendance décryptée par Trendwatching, traduite et interprétée par W & CIE. Pour retrouver d’autres articles Tendances TRENDWATCHING / W & CIE, cliquez ici.

CITYSUMERS : le futur de la consommation en milieu urbain

Le partenariat Trendwatching / W&CIE se poursuit en 2011. Après la tendance MATURIALISM et  EXCEPTIONALL, voici la tendance CITYSUMERS, ou le futur de la consommation en milieu urbain.

CITYSUMERS : comme souvent dans les tendances Trendwathcing, le nom nous vient de la contraction de deux termes, celui de City et de Consumers, autrement dit les consommateurs citadins.

Cette tendance a pour but de montrer comment la consommation évolue dans nos environnements urbains. Une tendance forte qui s’explique par trois grands faits :

  • L’importance croissance du nombre de personnes vivant en milieu urbain
  • Le pouvoir croissant des entités urbaines
  • Le fort développement des cultures et des valeurs urbaines

Différentes statistiques viennent appuyer ces trois faits, en voici quelques unes :

  • Aujourd’hui, les 100 villes les plus importantes représentent 30% de l’économie mondiale
  • En 2050, la population urbaine représentera 70% de la population totale
  • En 2030, la Chine comptera 221 villes de plus d’un million d’habitants

Ces différentes évolutions nous amènent à découvrir 8 opportunités pour les entreprises, les marques et leurs consommateurs, en voici les grandes lignes accompagnées d’exemples.

1 – CELEBRER LA FIERTE URBAINE

De nombreuses marques profitent de l’attrait des grandes villes pour les associer à leur identité ou à leurs produits.

718 Made in Brooklyn est une marque lancée par le Designer Jeff Mayer qui a choisi de créer des lampes à partir d’éléments provenant du mobilier urbain de Brooklyn

En France, pour le dernier opus de Harry Potter « Les répliques de la mort », Warner a créé une opération virale en s’appuyant sur le sentiment d’appartenance que chacun éprouve pour sa ville. L’idée étant de créer des défis entre différentes villes pour élire la ville qui pourrait accueillir l’avant première du film.

 

2 – FACILITER LES RENCONTRES EN MILIEU URBAIN

Même si nous partageons de plus en plus de choses avec nos amis sur les réseaux, cela ne nous empêche pas de vouloir faire des rencontres « IRL » (dans la vraie vie), au contraire !  Pour répondre à cette volonté de nombreux outils (utilisant souvent la géolocalisation) voient le jour.

Dans la lignée de Foursquare, GowallaGeominium est une application iPhone lancée à Londres en septembre 2010. Elle permet d’informer ses utilisateurs des lieux où se trouvent leurs amis, mais aussi de découvrir des bars, des restaurants et des évènements.

La cartographie physique prend un grain particulier pour chaque utilisateur : celle de son réseau ou socialgraph

Tendance connexe : MASS MINGLING


3 – ENRICHIR L’ENVIRONNEMENT URBAIN

L’évolution toujours plus rapide des technologies permet d’enrichir l’expérience en environnement urbain. Sur ce thème, nous vous avions déjà présenté l’application Urban Art Guide de Adidas qui permet de cartographier et des oeuvres d’Art Urbain dans la ville de Berlin

En Novembre 2010 la marque Ralph Lauren a crée une projection géante sur les façades de New York pour célébrer le 10ème anniversaire du site RalphLauren.com

Plus récemment en France, Nissan a créé une application permettant à ses utilisateurs d’enrichir la ville au light painting grâce à la réalité augmentée.

 

4 – INNOVER DANS L’ENVIRONNEMENT URBAIN

L’expérience, et la maturité des consommateurs quant aux usages des technologies permettent aux marques d’innover plus facilement.

En juillet 2010, Calvin Klein a créer deux bâches géantes avec pour principal visuel un QR Code. Les passants était alors invité à utiliser leurs smartphone pour découvrir le spot associé.

Cette opération utilisant le QR Code revêt un intérêt particulier, car le QR Code permettait d’accéder à un contenu qu’il aurait été interdit de diffuser dans l’espace public. En ce sens cette opération appartient aussi à la tendance MATURIALISM.


5 – PASSER A L’ECO-URBANITE

Les grandes aires urbaines -souvent accusées d’être responsables des problèmes environnementaux- portent aujourd’hui un intérêt tout particulier au développent durable en développant de solutions permettant de mieux tirer partie des ressources disponibles.

Bring.Buddy est un programme actuellement en test par la société DHL aux Etats-Unis qui prévoit de recruter des citadins lambda pour effectuer des missions de coursiers sur des trajets qu’ils auraient faits de toute manière.

 

6 – L’ECHAPEE URBAINE

Si la foule, le bruit, l’air, le béton créent un environnement redoutable, certaines marques n’hésitent pas à surfer sur cette frustration pour proposer un peu de calme, de nature, d’air pur. Et tout cela pas très loin de nos environnements hyper-urbains.


Meinte Ernete, une start-up agricole Allemande propose aux citadins de louer un petit lopin de terre à proximité des grandes villes, afin de cultiver quelques fruits et légumes. Et comme nos citadins ne sont pas forcément des as de la pioche, des « fermiers experts » sont là pour apporter quelques conseils et livrer leurs secrets.


7 – TRANSCENDENCE URBAINE

Pour les citysumers ne pouvant s’échapper des aires urbaines, la nature vient directement à eux.


En octobre 2010, le promoteur immobilier Americain The Albanese Organisation s’est associé à Holton Farms pour distribuer des produits frais et produits localement aux résidents de la ville de New York.


8 – ACHETER OU NE PAS ACHETER

Dans les grandes villes ou les espaces de vie sont souvent limités, les citadins ont tout intérêt à s’encombrer le moins possible d’objets inutiles. Pour répondre à cette problématique sans pour autant se priver, des solutions de partages et de prêt voient le jour. On est alors encouragé à louer davantage pour ne posséder le produit que lorsqu’on l’utilise réellement. Ces différentes pratiques appartiennent à une tendance plus large nommée OWNER LESS, que vous pourrez retrouver dans le rapport annuel que nous publierons bientôt.

En France on connait depuis quelques années les vélos en libre service (Vélib pour Paris), mais le service tend à s’étendre de plus en plus à la voiture.

En Allemagne le constructeur Daimlers a lancé Car2go, un système de voiture en libre partage.


L’exposé de cette tendance pose probablement plein de questions pour votre marque, votre entreprise et de vos consommateurs, en voici quelques unes :

  • Comment votre entreprise ou votre marque peut-elle se « relocaliser » en s’accaparant la « fierté urbaines » des grandes métropoles pour lui donner une nouvelle dimension ?
  • Comment votre entreprise ou votre marque peut-elle enrichir l’expérience, dans la vraie vie et à fortiori dans la ville, qu’elle offre à ses consommateurs via des technologies actuelles ?
  • Comment votre entreprise ou votre marque peut-elle apporter un peu de nature et d’éco-urbanité à des citadins étouffés ?
  • Comment votre marque ou votre entreprise peut-elle faciliter l’accès, le partage ou la location d’objets, de biens, dont ne cherche plus la propriété ? Pour aller plus loin sur cette dernière question, nous vous conseillons le livre « What’s mine is yours » de Rachel Botsman. A découvrir ici, ou dans la vidéo ci-dessous.

 

Citysumers, une tendance décryptée par Trendwatching, traduite et interprétée par W & CIE. Pour retrouver d’autres articles Tendances TRENDWATCHING / W & CIE, cliquez ici. Pour consulter le rapport 10 Tendances pour attaquer 2010, cliquer ici, rapport 2011 à venir très prochainement.

Wesh-wesh, un lapin bien urbain

EXCEPTIONALL, une tendance qui n’épargne personne

Pour ce troisième grand rendez-vous [Trendwatching/W & CIE], nous partons à la conquête d’une tendance EXCEPTIONALL, une tendance qui nous invite à nous intéresser à ce qui se passe d’innovant à travers le monde, et plus précisément sur des marchés émergents comme la Chine, le Brésil ou encore l’Inde.

À l’occasion du décryptage de cette nouvelle tendance, nous vous invitons à relire les propos de Denis Gancel, tenus dans un billet intitulé « La nouvelle mondialisation des marques ».

Pour Denis Gancel, « La mondialisation multipolaire change l’attitude et le comportement des consommateurs. Comme le dit Dominique Wolton, les grandes marques mondiales ne peuvent plus prétendre imposer une identité culturelle sous prétexte qu’elles incarnent un mode de vie ». Et il ajoute quelques lignes plus loin, en prenant le soin de citer Jean-Noël Kapferer « la marque n’est pas un satellite, elle doit se poser et être locale avant de prétendre devenir globale ».

Si nous avons souhaité revenir sur ces propos de Denis Gancel, c’est parce qu’ils permettent de comprendre en profondeur ce qui motive la tendance EXCEPTIONALL.

EXCEPTIONALL : le terme nous vient de la juxtaposition des termes « exceptional » et « all », exceptional étant à comprendre au sens d’innovant, et all, au sens de tous, tous les pays, toutes les régions du monde.

À présent, revenons plus précisément sur la tendance, et voyons comment celle-ci se manifeste aux quatre coins du monde.

Ces manifestations entrepreneuriales sur les marchés émergents peuvent s’expliquer par 3 raisons.

1. Le développement rapide de ces régions (santé, éducation…) a donné à leurs citoyens le goût de l’entreprenariat et de l’innovation.

2. Ces pays sont pour la plupart dans une situation démographique dominée par une jeunesse, et donc un goût prononcé pour les choses nouvelles.

3. Ces pays sont, du fait de leur taille et de leur caractère émergent, des sources de développement pour tous les secteurs d’activité.

Pour témoigner de cette source d’innovation que sont les pays émergents, voici des exemples par pays qui ne manqueront pas de vous surprendre.

CHINE

Ideos : en septembre 2010, le géant des télécommunications Huawei a lancé Ideos, le premier smartphone (avec Google Android) designé par une entreprise chinoise, et destiné à un marché mondial. Un fait qui nous montre bien que la Chine n’est plus seulement l’atelier du monde.

INDE

L’entreprise de messagerie de Bombay Markle Courriers emploie des travailleurs sourds pour réaliser les livraisons. Une initiative qui illustre parfaitement l’avancée sociale que connaissent certaines entreprises indiennes.

→ Tendance connexe Brand Butlers

MALAISIE

Non, la réalité augmentée n’est pas qu’une technologie utilisée par quelques geeks dans les pays occidentaux. En juin 2010, Malaysian Airlines a intégré cette technologie dans son application, permettant ainsi à ses utilisateurs de se géolocaliser et de trouver l’aéroport le plus proche.

→ Tendance connexe : Infolust

TURQUIE

Peut-être avez-vous déjà entendu parler de ce service web nommé Mapenvelope, permettant de créer une enveloppe à partir d’une carte Google Maps. Et bien là aussi, ce service n’est pas le fruit du travail d’un Américain ou d’un autre citoyen du monde occidental. Ce service a été créé par le graphic designer Beste Miray installé à Istanbul, et a déjà fait le tour du monde.

→ Tendances connexes : Infolust + On/Off

AFRIQUE DU SUD


Lancé en 2009, Wellness Warehouse est une boutique basée dans la ville du Cap, offrant aux consommateurs une solution complète pour le shopping bien-être. En plus d’offrir un assortiment de produits sains, naturels, et bio, la boutique propose des services de spa, de fitness et de repos… un concept probablement très envié par nos sociétés industrialisées.

→ Tendance connexe : On/Off

BRÉSIL

Le Brésil est un pays où les utilisateurs de Twitter sont nombreux. La boulangerie Farinha Pura (à Rio de Janeiro) a alors décidé de synchroniser le service de microblogging avec ses fourneaux pour avertir ses followers à chaque fois qu’une nouvelle fournée de pain chaud sort du four. Un service très « temps réel » qui nous invite alors à revoir la tendance Nowism.

Cette initiative nous invite évidemment à partager avec vous le Baker Tweet, un outil à destination des boulangers, permettant de partager en temps réel ce qui sort du four. Petite démonstration ci-dessous.

Clube Amostra Grátis (club d’échantillons gratuits), lancé à Sao Paulo en avril 2010, donne la possibilité aux consommateurs de recevoir chaque mois 5 échantillons de produit gratuits à condition de cotiser un an au club, et de participer à des sondages sur les produits échantillonnés. Une initiative à la frontière de deux tendances que nous connaissons déjà, Tryvertising (invitant les consommateurs à tester les produits) et Génération G (incitant les marques à donner toujours plus aux consommateurs).

En France, un concept similaire a ouvert ses portes entre la rue des Martyrs et les Grands Magasins. Nommé Smart Store, il ne manquera pas d’attirer l’attention des plus curieux d’entre vous, souhaitant tester les futurs produits tendances.

→ Tendances connexes : Tryvertising + Generation G

Exceptionall, une tendance décryptée par Trendwatching, traduite et interprétée par W & CIE. Pour retrouver d’autres articles Tendances TRENDWATCHING / W & CIE, cliquez ici. Pour consulter le rapport 10 Tendances pour attaquer 2010, cliquer ici.

Wesh-wesh, global rabbit

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