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par W
09 sept 2010

MATURIALISM, une tendance prête à être récoltée

par open

Les plus fidèles lecteurs de Trendwatching n’auront sans doute pas raté cette semaine la sortie du nouveau briefing.

Le partenariat entre W & CIE et Trendwatching nous avait amenés au début de l’année à partager avec vous les 10 tendances pour attaquer 2010. Rapport que vous pouvez retrouver ici.

À partir de ce mois de septembre, nous avons choisi de passer en revue chaque mois le briefing Trendwatching en cours, pour comprendre, de manière synthétique mais non moins pertinente, le fond de la tendance.

C’est alors avec plaisir que nous partageons avec vous le briefing fraîchement sorti, intitulé : MATURIALISM

Maturialism : le terme nous vient de la contraction de mature/mûr et de naturalism (dans le sens « brut de décoffrage » ou rought/raw en anglais). Il y a alors dans cette tendance un peu de RAW (une tendance déjà mise en lumière par Trendwatching).

Cette tendance, consistant à faire apparaître les choses de manière plus vraie, plus crue, plus mature, s’explique, d’une part, par nos modes de vies ultraurbains et, d’autre part, par des pratiques et une culture décomplexée née sur le web. Ce double phénomène fait de nous des consommateurs bien évidemment plus ouverts mais nous habitue dans le même temps à des comportements que l’on pourrait qualifier de « trash ». Une sorte de banalisation avec une prime au plus « offrant ». La banalisation du pornochic dans la publicité ou dans l’art en est une illustration concrète.

Alors finalement, qu’est-ce que ça change pour vous et pour nous ?

1 – Vis-à-vis de ma marque

Cette maturité, de la société et surtout des consommateurs, me donne la possibilité de m’exprimer clairement et de m’afficher tel que je veux être. Je peux aller au bout de mes idées et de mes valeurs. De cette manière j’élargis mon territoire d’expression, et je me démarque davantage.

Pour illustrer ce point, 4 exemples :

Marmite : la marque au message déjà très clivant « Either you love it or hate it » n’hésite pas à sortir un produit encore plus segmentant pour accroître la résonance avec ses consommateurs.

Chupa Chups : la marque au produit et au nom très connoté profite de cette maturité pour renouer des liens avec une cible plus âgée, pleinement consciente de toutes les représentations mentales attachées au produit.

En France, la marque Spontex est allée au bout de son propos publicitaire en dévoilant sur sa page Facebook une série de visuels aux accroches très explicites.

 

En Espagne, la marque de pastilles à la menthe Smint (propriété de Chupa Chups)  a créé un programme de fidélité permettant de gagner quelques objets réservés aux adultes (voir le site).

Pour sa première apparition en télévision, la marque Hépar n’a pas hésité à mettre en lumière  – de manière très étincelante mais non moins compréhensible- sa promesse de boisson facilitant le transit intestinal.

2 – Vis-à-vis de mon marché

Ma maturité et mon expérience sur mon secteur me permettent d’accepter facilement le principe de concurrence. J’entretiens avec mes consommateurs une relation forte qui se traduit par une confiance et une fidélité. Cela me rassure et me permet de m’ouvrir davantage. Même en étant leader, je n’ai plus peur de partager avec les autres.

Gwilym Davies : ce café londonien a joué la carte de la sérendipité en créant une carte d’infidélité, invitant ses consommateurs à aller voir ailleurs si le café était meilleur… ou pas. Une fois la carte d’infidélité pleine, ils ont droit à un café gratuit chez Gwilym Davies.

3 – Vis-à-vis de mes clients

Mes clients sont de moins en moins candides quant aux pratiques marketing. Ils sont sollicités en permanence de toute part avec des programmes CRM de plus en plus aboutis et des publicités de plus en plus ciblées. Être une marque mature, c’est aussi accepter que mes clients portent un regard distancié sur ce que je leur envoie, et je dois m’attendre à ce qu’ils affichent leur manque d’intérêt pour ces mêmes choses (le IDC « I don’t care » issu de la culture web, devient peu à peu mainstream).

Sur Facebook, une initiative UGC a permis de créer un bouton « Meh », une façon pour les consommateurs d’afficher ouvertement leur désintérêt pour quelque chose. La marque doit l’accepter, elle fera mieux la prochaine fois !

Source : Trendwatching



Wesh-wesh, grown-up rabbit


08 sept 2010

eBay ou l’expérience sociale de l’expédition de colis

par open

Dans un souci d’apporter toujours la meilleure expérience consommateurs, les marques n’ont de cesse de scruter nos comportements, en tenant compte de plus en plus de ce qui se passe avant l’achat et après l’achat.

Dans cette optique, eBay vient de lancer un nouveau concept, le “reusable shipping boxes with a story”. Une innovation à la rencontre d’un besoin consommateur tangible, d’une expérience sociale nouvelle et d’un souci écologique.

Ces boîtes, réutilisables et 100% recyclables, permettent d’envoyer vos colis eBay. Et comme tout acheteur eBay qui se respecte, si vous êtes aussi vendeur eBay, vous allez alors pouvoir réutiliser la boîte du colis reçu pour envoyer votre propre colis. Sauf que l’expérience ne serait rien si eBay n’avait pas choisi de rajouter une petite dimension sociale là-dedans. En envoyant votre colis, vous allez laisser un petit message sur la boîte qui va voyager, et qui, avec un peu de chance, vous reviendra lorsque vous effectuerez votre prochain achat.

Après le social shopping, le social skiing et toutes les autres déclinaisons, eBay vient d’inventer le social shipping.

Via Trendwatching



Wesh-wesh, le lapin coursier

03 Fev 2010

L’hyper réalité augmentée

par open

Les applications de réalité augmentée se multiplient mais sans jamais se rencontrer. L’étudiant Keiichi Mastuda de la « Barlett School of Architecture » a alors imaginé ce que pourrait devenir un monde dans lequel les applications de réalité augmentée sont omniprésente. Il a alors nommé ça « Augmented (hyper)Reality ».

Voici quelques images :

Dans ce monde ou le réel est mêlé au virtuel il est parfois difficile de distinguer les deux mondes. Cette vidéo est alors une parfaite illustration des tendances « OFF=ON » et « ON=OFF » mises en avant par Trendwatching à la fin de l’année 2008.

Source : YOROKOBU

Wesh-wesh, the augmented rabbit

17 Déc 2009

10 TENDANCES POUR 2010

par open

Tw-logo 10 tendances de consommation à injecter dans toute stratégie de communication.
10 tendances détectées et analysées par Trendwatching, l’un des tout-premiers cabinet de tendances au Monde.

Trendwatching, ou le Food for Thought de la commu­nication mondiale : une banque d’insights, d’idées inépuisables, dont les rapports mensuels alimentent plus de 160 000 professionels sur l’ensemble de la planète.

W&Cie, agence pionnière de la conversation de mar­que, a choisi, avec l’accord de TrendWatching, de diffuser en version française le rapport original 2009-2010.
Parce qu’entrer en conver­sation, c’est avant tout écouter, comprendre et anticiper.

Intro 1/ BUSINESS AS UNUSUAL
2/ URBANIE
3/ OPINIONS EN TEMPS RÉEL
4/ (F)LUXE
5/ MÉLANGES DE MASSE
6/ ECO-FACILE
7/ SUIVRE ET ALERTER
8/ GÉNÉROSITÉ INSIDE
9/ PROFILE MYNING
10/ MATURIALISME

Pour lire la suite cliquez ici

29 juil 2009

Génération G (2/2 ) : Les marques généreuses

par open

L’émergence d’une nouvelle génération,
la « génération G pour Générosité » (trendwatching.com) nécessite un
changement de posture des organisations. Qu’est ce que cela change,
concrètement, pour les entreprises ? Quelles sont les opportunités liées à
cette mutation de l’opinion ?

Comment être généreux ?

Sage Savoir apprivoiser la
génération G constitue une opportunité si l’on sait comment lui parler.
Trendwatching propose 8 pistes de réflexion. Parmi ces suggestions, le rapport pointe de nombreuses innovations permettant de co-créer avec ses clients ou
se montrer empathique en période difficile. C’est ce qu’a réussi à faire le
groupe hôtelier Sage Hospitality
qui propose de
d’offrir des nuits d’hôtel à moitié prix ou gratuites appartenant aux réseaux
Hilton, Starwood ou Mariott à ceux de ses clients qui aurait effectué une
journée de volontariat au bénéfice de la collectivité.  Ces initiatives sont une manière d’augmenter
sensiblement le nombre de client, mais surtout de nourrir la valeur immatérielle de la
marque (favorisant ainsi le good will).

 Autre possibilité, permettre à ses
clients d’essayer avant d’acheter, en mettant ses produits à disposition. Ce placement de produit dans la « vie réelle »
via notamment des campagnes de « guérilla marketing » a été
utilisé avec succès en novembre dernier par la marque Northland Professional, laquelle a mis à disposition des passants une
vingtaine des gants et des bonnets sur 50 panneaux d’affichage pendant deux
jours.

Affiche


Qu’est ce que cela implique pour les marques ?

Indicateur parmi
d’autres,  "le mécénat d'entreprise confirme son tropisme solidaire", expression de la responsabilité sociétale de l'entreprise. Cette nouvelle posture  confirme la conviction selon laquelle « une
marque doit beaucoup donner avant de recevoir ».   Il n’y a cependant pas de retour
sur investissement immédiat, avant l'établissement d'un véritable contact. Cela
contraint les entreprises à accepter de communiquer sur le temps long :
établir une relation demande du temps, alors même que nous vivons de plus en
plus dans l’immédiateté. 

La posture généreuse prescrite par Trendwatching sous-tend en outre  une nouvelle approche
du développement durable. Alors que le volet écologique représentait le premier
point d’entrée sur le thème du développement durable selon l’acceptation
traditionnel de celui-ci (c’est à dire à la confluence du social, de
l’écologique et de l’économique), il semblerait qu’aujourd’hui nous assistions
à une inversion des priorités.  Les
initiatives en faveur de la protection de l’environnement tendent de plus en
plus à contenir une visée sociale.

A titre d’exemple, le cabinet de design free
green
, met à disposition des plans téléchargeables
gratuitement, pour aider à rendre sa maison plus écologique. La finalité de
cette action est « avant tout d’améliorer la qualité de vie de tout un chacun
». Le social est donc pour ce cabinet
un investissement à long terme.

En définitive, répondre aux attentes de la
génération G n’est pas une œuvre de charité. Il s’agit  bien de monétiser la  réputation de marque. Certes les effets ne
sont pas immédiats, mais ces engagements ne seront pas oubliés. Les futurs
consommateurs seront plus enclins à transmettre le contenu fourni par
l’organisation, à faire fonctionner positivement le bouche-à-oreille,à collaborer, co-créer,  co-inventer ou
co-améliorer, en plein boom du do it yourself (à ce sujet, voir le rapport customer
made  de Trendwatching ).

En un mot : être à
l’écoute permet d’être entendu.

Rabbit_animeweshwesh, veilleur généreux

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