Podcast : danah boyd – vivre avec, dans et autour de l’information

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Cette semaine, nous avons souhaité partager avec vous un texte découvert sur la podcast Place de la toile (que vous pouvez écouter ci-dessous). Cette lecture est celle de la grande ethnographe américaine danah boyd qui, malgré tout le respect qu’on lui doit pour ses travaux sur les réseaux sociaux, tient à ce que son nom soit intégralement écrit en minuscule.

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Le sujet de ce texte, qui nous est lu par Xavier Delporte, porte sur la notion de « flow » que l’on peut traduire par flux. Pour danah boyd, « être dans le flux signifie ne pas être un consommateur passif… être ouvert à l’information qui s’écoule autour de soi… Vivre avec, dans et autour de l’information ». Finalement cette notion, et celle qu’on appelle plus communément le « temps réel » notamment poussé par des réseaux comme Twitter, et c’est d’ailleurs le réseau que danah boyd prend pour exemple en nous disant que « ceux qui sont passionnés par des réseaux sociaux comme Twitter disent à quel point ils se sentent vivre et respirer au même rythme que le monde qui les entoure » en ajoutant que « cet état est fragile, il est menacé sans cesse par l’overdose de l’information et alourdi par des outils dont l’usage est décevant ».

Selon danah boyd ces changements technologiques qui modifient notre rapport à l’information posent quatre grands défis, qui sont la démocratisation, la simulation, l’homophilie et le pouvoir, résumés très brièvement ci-dessous.

La démocratisation
Pour danah boy, « ce n’est pas parce que nous passons à un état où tout le monde peut obtenir l’information que l’attention sera équitablement répartie », et elle ajoute à cela que ce n’est pas non plus une histoire de « méritocratie » en rappelant que « ce à quoi les gens accordent leur attention dépend d’une série de facteurs qui n’ont rien à voir avec la qualité, les gens accordent leur attention à un contenu émis dans leur langue ».

La simulation
Nous consommons d’abord des contenus qui nous stimulent, c’est-à-dire qui provoquent une réponse émotionnelle, avec pour conséquence directe une sorte « d’obésité psychologique » causée par une surconsommation de contenus « outrés, violents ou sexuels » désormais faciles d’accès.

L’homophilie
Pour danah boyd, « Dans un monde de média connecté, il est facile d’éviter ceux qui pensent différemment de nous ». Ce qui a pour conséquence un renforcement des divisions dans la société. Un moyen de sortir de cet engrenage, selon danah boyd, est de suivre les trending topics, mais là aussi attention aux « communautés » en surpoids pouvant écraser des sujets portés par des communautés plus faibles.

Le pouvoir
“Le pouvoir, c’est être capable de commander l’attention, d’influencer l’attention des autres, d’une certaine manière la circulation de l’information. Nous donnons le pouvoir aux gens quand nous leur donnons notre attention.” Avec la diffusion de l’information en réseau, un nouveau pouvoir s’exerce, le pouvoir de celui qui transmet le contenu. Une fois de plus, Twitter est un exemple très illustratif de cette idée, car une grande partie des utilisateurs diffusent une information qu’ils n’ont pas créée.

Au-delà de ce résumé qui reprend les grandes idées, nous vous invitons à écouter entièrement le podcast qui ne dure que 8 minutes, et à lire cet article publié sur le site InternetActu.

Sources : Place de la toile + Internet Actu

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