(R)ETAIL (R)EVOLUTION : le commerce du detail s’appelle l’etail

TENDANCES
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(R)ETAIL  (R)EVOLUTION voici le nom de la dernière tendance décryptée par Trendwatching. Comme pour la tendance FLAWSOME traitée il y a quelques semaines sur notre blog, nous vous proposons aujourd’hui une synthèse rapide pour comprendre d’où vient cette tendance et ce qu’elle va changer pour les marques et leurs consommateurs.

Ce jeu de mots entre retail (pour boutique) et Etail (pour vente par correspondance électronique) nous montre la R(evolution) des différents systèmes pour mettre en valeur nos chères marques préférées.

C’est un fait, le e-commerce n’est plus une mode ou une tendance, c’est un véritable marché qui a conquis toute la planète. Et cela les « Gurus de l’internet » l’avaient prédit depuis plus de 15 ans. Pendant que nous étions en train d’attendre devant notre magasin préféré pour avoir en avant première la dernière paire de chaussures à la mode. Ces visionnaires de l’internet avaient prévu que ce véritable engouement du commerce ne se passerait plus uniquement par des vitres biens bichonnées de nos magasins préférés mais par nos écrans d’ordinateurs ou nos plus chers compagnons : les smartphones.

C’est ce que Trendswatching appelle la Screen culture, avec comme plus bel exemple ces vitrines d’achats en QR code disséminées un peu partout dans les transports publics de Séoul et développées par TESCO.

Le concept s’est décliné pour permettre à ces fans de la Screen Culture d’acheter à plusieurs moments de la journée et sur différentes plateformes : achat de produits l’Oréal dans le taxi pendant la fashion week (lien l’Oreal ci-dessous), achat en lien direct avec une émission télé ou un évènement sportif (voir app Ebay).

L’internet est devenu bien plus qu’une simple vitrine virtuelle où l’on peut voir les dernières collections et les commenter. Le Web est devenu la vitrine interactive, où l’on peut acheter ce que l’on veut à n’importe quel moment de la journée.

Ce que cela change pour les marques :
Elles doivent rééquilibrer l’expérience consommateur entre le online et le offline. On a vu un mouvement des boutiques de marque offline se diriger vers des sites online de plus en plus performants pour retrouver la magie de l’expérience boutique sur leur site web (lien Panoplaza ci-dessous). Alors que les pureplayers se sont dirigées vers des boutiques offline pour promouvoir leurs nouvelles offres de produits et l’expérience client. (Kindle pour amazon.com ou Chrome book pour Google)

C’est un nouveau challenge pour les marques qu’elles soient online et offline. Il faut rééquilibrer l’expérience consommateur entre ces deux univers. Pour se faire, les marques doivent faire un exercice de transposition sur le canal sur lequel elles n’étaient pas toutes en s’adaptant aux exigences du nouveau territoire, qu’il soit réel ou virtuel.

Cette transposition pour les boutiques offline doit se faire en passant par une digitalisation de leur espace physique, ce qui pourra par la suite leur amener cette part de sensorielle et de modernité qui leur manque. Alors que les boutiques online doivent construire des lieux physiques pour se rapprocher de leurs consommateurs et créer une réelle expérience en boutique.

Ce rééquilibrage doit passer par davantage de ponts entre le online et le offline. C’est en ce sens que l’on voit une digitalisation du point de vente pour les marques offline. Tandis que les marques online travaillent à amener de plus en plus de réel dans le monde virtuel.

La tendance récente de la (R)EVOLUTION du (R)ETAIL c’est l’utilisation de la technologie ThingLink : incorporer des liens produits dans les images.

Les marques nous donnent de plus en plus de contenus vidéo pour faire la promotion de leurs nouveaux produits. La nouveauté, c’est de pouvoir faire un arrêt sur image pour acheter le produit en situation. On n’est jamais à l’abri d’acheter quelque chose que l’on vient de voir sur la toile !

Cliquez ici pour voir la vidéo.

ClickBerry est un logiciel qui permet aux éditeurs d’ajouter un espace cliquable sur leurs vidéos les rendant ainsi interactives. Ce lien peut par la suite nous emmener vers le site marchand de ce produit mis en situation.

On voit bien que le virtuel se met au service du réel et inversement pour arriver à ne plus faire de distinction entre online et offline.

Dans ce rééquilibrage entre online et offline, comment s’élaborent les nouveaux rapports avec le consommateur ?

Le rôle passif du consommateur change pour devenir de plus en plus participatif. Le consommateur devient acteur de la marque.

Ce que cela change pour le consommateur :
Il vit entre le monde connecté et déconnecté pour faire ses achats. Avec son Smartphone comme nouveau compagnon de shopping, il peut découvrir des choses dans le monde réel et les acheter sur la toile en quelques secondes ; tendance énumérée il y a quelques semaines dans le « POINT KNOW BUY », « POINTER-SAVOIR-ACHETER ». Ce e-shopper peut également acheter sur internet et retirer en magasin.

Et le conseil dans tout ca ?
Des sociétés de e-tailers (boutiques de prêt-à-porter sur mesure) ont franchi cette barrière pour nous proposer des outils interactifs adéquats pour nous permettre de prendre nos  mesures et faire le meilleur choix en conséquence. Exemple : Bodymétrics ci -dessous

Les besoins et les attentes des consommateurs ayant évolué, leur appétence pour l’information s’est décuplée. Il est vrai que le conseil est l’un des vecteurs essentiels dans l’acte d’achat en boutique. On est mieux orienté, et mieux guidé vers le produit que l’on recherche. Et si sur la toile le meilleur conseil venait de ces amis online, ces prescripteurs de consommation? Ce e-conseiller donne un point de repère au consommateur dans leur choix. C’est le phénomène de F-Factor déjà traité sur notre blog.

Quelles sont les avancées mises en place sur le online pour résoudre les lacunes face au offline ? Plusieurs sites ont mis en place des systèmes tels que The Croner & FedEx pour contrecarrer le moment d’attente qui existe sur le online, en proposant des offres supplémentaires pour aider des consommateurs toujours septiques des performances du e-commerce.

Un conseil qui passe par les autres internautes. Aujourd’hui, on retrouve les e-conseillers mis en avant par les marques pour faire la promotion de leurs produits. Le e-conseiller  se retrouve même faiseur de tendance (RNDK), vecteur de promotion grâce aux réseaux sociaux (fopping.com), mécène pour la promotion de certain article (exemple pour la montre TIK TOK) et peut même devenir créateur de  sa propre e-boutique (uflavor). Il est l’acteur de ce marché et les marques l’ont bien compris.

Exemple :

Le magazine Glamour s’est associé avec l’Oreal pendant la Fashion Week de New York. Il était possible pour les passagers, de certains taxis, d’acheter des produits Lancôme, qui étaient diffusés dans les publicités à l’intérieur des taxis.

Le site PanoPlaza crée les versions digitales des magasins avec une vue panoramique à 360°, complétée par des “ hotspots ”, qui permettent l’achat en ligne.

L’entreprise Bodymetrics a lancé en 2012 son projet de LivingRoom utilisant la technologie PrimeSense, qui permet de tracer les contours du corps de l’utilisateur grâce à des capteurs 3D. Les acheteurs, équipés de TV connectées, peuvent virtuellement essayer des habits et ainsi voir s’ils peuvent les porter.

Igluu est un service brésilien qui permet aux consommateurs de naviguer sur plusieurs sites et de créer une liste de course virtuelle (en ligne ou via leur Smartphone). Pour chaque produit, le service montre aux utilisateurs quel magasin participant offre le prix le plus bas et une fois que l’utilisateur a sélectionné le magasin où il souhaite passer sa commande, Igluu transfert leur panier virtuel au marchant pour effectuer la livraison.

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